Monsieur cycloSlaves par Jerôme Barde

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Chers lecteurs, dans le 1er numéro de notre Slaves Mag (3 mars 2009) il y a faute !
Je me suis aperçu avec un effroi mêlé de honte qu’il avait été omis de citer l’auteur du texte qui est publié, de fait, sous mon nom !
Pardon Albert, pardon la France et l’Algérie ! Ce n’était évidemment pas intentionnel !
Non, évidemment (malheureusement), ce n’est pas moi qui suis l’auteur de cette merveille, mais un de mes auteurs préférés : le grand Albert Camus. ” L’été ” (publié par Folio), c’est ce magnifique recueil de petits textes qui nous mènent aux portes de grandes villes bordant la Méditerranée (il s’agit dans cet extrait de la ville  d’Oran).
En prétextant ce voyage, Camus nous livre à chaque escale, par ses impressions et  descriptions bouleversantes, une poésie, une humanité, une sagesse et l’élégance d’un immense esprit.
Camus, né à la veille de la Première Guerre mondiale a vécu la deuxième lorsqu’il avait entre vingt et trente ans. Le fanatisme, la violence, la cruauté, la bêtise et la méchanceté sans fond de l’humanité, il les a vécus dans son âme et dans sa chair. Il est un témoin de l’époque où Hitler, Staline et Mao ont dévasté et ensanglanté la moitié de la surface de la terre.
Eh bien, malgré ces circonstances et contrairement à l’image d’écrivain “de l’absurde”, d’écrivain pessimiste que des critiques littéraires avisés ont prêté à Camus, je trouve ici un élan de foi et de sensualité d’une vision qui éclaire !
En lisant ces lignes et l’œuvre de Camus en général, je me sens emporté par un souffle d’espoir. Je me sens en présence d’un esprit qui voudrait et pourrait sauver le monde de sa folie destructrice.
Dans “L’été”, la raison, mariée à la passion, apaise le cœur comme une douce brise méditerranéenne.

Jérôme

PS : Merci Claudette, grâce à ta remarque: “Jérôme, tu as une belle plume”, qui m’avait d’abord touché, puis surpris et m’a finalement mis la puce à l’oreille et permis de rectifier ce fâcheux petit impair.