temime3Ah ! Enfin ! Le voilà, tout beau, tout neuf, tout chaud, à peine sorti du four : le nouveau numéro de Slaves Mag !

Croulant sous les requêtes, les messages, les supplications, la boîte mail des Slaves étant saturée, certains d’entre vous allant jusqu’aux menaces, nous nous devions de répondre à vos attentes, et vous ne serez pas déçus ! Toute la rédaction s’est décarcassée pour vous livrer ce dernier opus.

Au sommaire: une interview exclusive du Professeur Bournane par Vincent Artaud et Jean- Michel Pilc, une recette de cuisine par Manu Duprey, un focus littéraire par notre bardophoniste préféré, une déclaration enflammée d’Arnold Moueza, une vidéo volée de répétition qui dégénère par notre paparazzi Julien Charlet et son téléphone. Et, en bonus, notre prestation aux Victoires du Jazz !!

Nous attendons évidemment vos commentaires et surtout, surtout…à partir de la semaine prochaine commence “Le Grand Concours…”
Qu’est-ce à dire ? me direz-vous. Et bien il s’agit de gagner des places pour notre Big concert au New Morning le 1er décembre. Autant vous dire tout de suite que tout ce que vous aviez prévu ce soir là est d’ores et déjà annulé…
Venez festoyer avec nous dans cette belle salle parisienne, assister à la captation vidéo, admirer les tout nouveaux tee-shirts Slaves…et vibrer à la “Tuesday Night Fever”!

En attendant, et pour vous faire patienter, tenez-vous prêts, guettez vos mails car “Le Grand Concours” arrive…

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Très chers lecteurs, me voilà propulsé rédacteur en chef, démocratie oblige !! (Eh oui, car les SLAVES sont démocrates !) Au delà de la promotion qui est mienne (yes ! Devenir calife à la place du calife !!), je me rends bien compte que cette nouvelle responsabilité n’est pas chose aisée à assumer !moueza2

En fait, mon premier souci est de me demander, comme tout bon rédacteur, ce qui peut bien susciter l’intérêt du lecteur à suivre les tribulations d’une bande de joyeux musiciens ??  D’où la question essentielle (n’est ce pas ??) : que peut apporter l’artiste en règle générale ?? (Attention, cela devient tragique !!)
Nous l’avons déjà constaté, Mesdames et Messieurs !!, lorsque la “star” qui jouit d’une tribune incomparable (de part son statut et grâce à son accès aux médias) n’en profite pas pour faire du prosélytisme (je pense à Tom Cruise vantant les bienfaits de l’église de scientologie), elle a les moyens de pouvoir dénoncer, d’interroger sur les dérives de notre société et par conséquent, cela devient donc bénéfique, voire utile et nécessaire pour reléguer la voix du commun des mortels.
Il y a aussi, bien sûr, l’aspect vie facile - sunlights, cocotiers, salaires exorbitants générant des profits exorbitants - mais qui ne profite finalement qu’à des gens peu scrupuleux qui se fichent éperdument du contenu, pourvu que les gens tombent dans le piège et finissent par acheter, l’album n’étant qu’un produit marketing au même titre qu’un savon ou une lessive !!
Mais que viennent faire les “SLAVES” dans tout cela, me direz-vous ??
Il est évident que nous ne tenons pas spécialement à faire passer un message politique à travers notre musique, et nous n’avons de toutes les façons pas le statut pour (nous avons quand même des convictions je vous rassure !)
Alors qu’avons- nous à proposer ??  DE L’-É-N-E-R-G-I-E ! A l’état pur !
Et je pense que c’est la première caractéristique de ce groupe, ce qui me permet de faire le parallèle (il était temps, je vous l’accorde !!) avec la question essentielle évoquée ci-dessus, à savoir :” Que pouvons-nous apporter au public en tant qu’artistes ? ”
Quasiment systématiquement, c’est cet aspect “énergie” qui interpelle les gens. Je me souviens d’une directrice d’école de musique qui, après “l’attaque de la diligence” (nom donné à une séquence d’une composition de Jérôme BARDE particulièrement dévastatrice), demandait au groupe d’épargner Julien CHARLET (le batteur) tant il dépense une énergie peu commune à ce moment précis. Le pire, c’est qu’elle ne plaisantait pas, allant jusqu’à dire que ce groupe aurait sa peau ! D’ailleurs peu de gens ont le temps de rêver dans nos concerts, et j’ai souvent constaté que la plupart repartaient “REBOOSTÉS” (c’est ce qui ressort des commentaires !). Evidement, l’émotion est aussi au rendez-vous, notamment à travers les compositions d’Emmanuel et de Jérôme, ainsi que des solos dont ils nous gratifient avec Olivier. Il n’y a donc pas que du passage en force, ne vous méprenez pas !!
Autre notion très importante pour nous, celle de groupe (le nôtre a déjà 7 ans), et j’en veux pour preuve vivante le professeur BOURNANE (bass) qui réside à Toulouse, mais que nous ne saurions évincer du fait de son éloignement, car non seulement il est indispensable au niveau rythmique, de l’assise (c’est l’ossature de la formation), mais surtout il est le doyen de la formation – respect, grand frère ! (oya yayo !), celui qui observe et scrute la Voie Lactée et nous transmet ses secrets (on ne peut pas lutter…)
Chez les “SLAVES», ce qui frappe avant tout, c’est la simplicité !! La décontraction dont nous faisons preuve (aux dires de certains) sur scène reflète ce que nous sommes au quotidien. Je regrette que vous ne puissiez apprécier en live la façon dont Manu évoque le parfum d’un thé ou d’épices achetés passage Brady (si vous l’entendiez, les acteurs TV pour le camembert seraient tous au chômage), les blagues pertinentes et excellentes de Julien et Olivier (faut suivre !), l’extase de Jérôme devant les progrès de ses enfants en bas âge… Bref, les SLAVES, des gars tout à fait normaux !!

L’humanité qui se dégage du groupe n’a pas échappé au public éclectique et fidèle qui nous soutient !! Communier, partager avec le public, c’est l’obsession de tout groupe, et c’est vraiment ce que nous tentons de faire (au delà de toute tentative démagogique, loin de moi cette idée !!). Passer un bon moment, profiter d’un instant pour faire la fête tous ensemble, c’est simple, mais c’est bon !!

A.M.

bournane3Vincent Artaud: Cher Professeur, j’aimerais que vous nous rappeliez en termes simples ce qui a amené Einstein à conclure que l’espace et le temps n’étaient pas des valeurs absolues ?

Akim Bournane: Pour pouvoir répondre au mieux à ces questions, je n’ai pas hésité une seconde à solliciter mon ami Jean-Michel Pilc. Voici sa réponse: “L’intuition, le bon sens et l’iconoclastie. Et des équations d’une irrésistible élégance”.

Vincent Artaud: Si l’espace et le temps ne sont pas des valeurs absolues, une même personne pourrait-elle se retrouver à deux endroits au même moment ?

Réponse de Jean-Michel Pilc: Question hors-sujet, car de l’ordre de la mécanique quantique, et non de la relativité. Relisez donc vos classiques. Si la personne est de la taille d’un électron ou d’un photon, elle se retrouvera même partout - et nulle part en particulier - à chaque instant. Si elle est de taille macroscopique, alors c’est raté. Il ne faut pas confondre relativité et ubiquité !

Vincent Artaud: Si la vitesse limite est de 300 000 km/seconde, comment pourrait-on imaginer coloniser d’autres galaxies sans que des millions d’années soient nécessaires pour s’y rendre?
Réponse de Jean-Michel Pilc: Là encore, c’est raté, cher ami, à moins de trouver un “wormhole” (comme on dit en anglais) pour court-circuiter le problème, mais leur existence semble peu probable. Et puis, la colonisation, c’est passé de mode, enfin, c’est ce qu’on dit. Il est vrai qu’on se prend à rêver, à l’heure où l’on a détecté quelques 300 exo planètes. La Nature tout entière semble se “remuer” pour que la Vie puisse éclore, çà et là. “L’espace, ce n’est pas le chaos. C’est un réseau où la Vie recherche la Vie”. (”Mission to Mars”). C’est vrai que nous paraissons bien seuls, dans notre petit bout de système solaire. Étant donné l’état de délabrement vers lequel nous conduisons notre Terre, prions pour que personne n’ait la mauvaise idée de nous découvrir!

The Volunteered Slaves aux Victoires du Jazz 09

barde3Erratum

Chers lecteurs, dans le 1er numéro de notre Slaves Mag (3 mars 2009) il y a faute !
Je me suis aperçu avec un effroi mêlé de honte qu’il avait été omis de citer l’auteur du texte qui est publié, de fait, sous mon nom !
Pardon Albert, pardon la France et l’Algérie ! Ce n’était évidemment pas intentionnel !
Non, évidemment (malheureusement), ce n’est pas moi qui suis l’auteur de cette merveille, mais un de mes auteurs préférés : le grand Albert Camus. ” L’été ” (publié par Folio), c’est ce magnifique recueil de petits textes qui nous mènent aux portes de grandes villes bordant la Méditerranée (il s’agit dans cet extrait de la ville  d’Oran).
En prétextant ce voyage, Camus nous livre à chaque escale, par ses impressions et  descriptions bouleversantes, une poésie, une humanité, une sagesse et l’élégance d’un immense esprit.
Camus, né à la veille de la Première Guerre mondiale a vécu la deuxième lorsqu’il avait entre vingt et trente ans. Le fanatisme, la violence, la cruauté, la bêtise et la méchanceté sans fond de l’humanité, il les a vécus dans son âme et dans sa chair. Il est un témoin de l’époque où Hitler, Staline et Mao ont dévasté et ensanglanté la moitié de la surface de la terre.
Eh bien, malgré ces circonstances et contrairement à l’image d’écrivain “de l’absurde”, d’écrivain pessimiste que des critiques littéraires avisés ont prêté à Camus, je trouve ici un élan de foi et de sensualité d’une vision qui éclaire !
En lisant ces lignes et l’œuvre de Camus en général, je me sens emporté par un souffle d’espoir. Je me sens en présence d’un esprit qui voudrait et pourrait sauver le monde de sa folie destructrice.
Dans “L’été”, la raison, mariée à la passion, apaise le cœur comme une douce brise méditerranéenne.

Jérôme

PS : Merci Claudette, grâce à ta remarque: “Jérôme, tu as une belle plume”, qui m’avait d’abord touché, puis surpris et m’a finalement mis la puce à l’oreille et permis de rectifier ce fâcheux petit impair.

duprey3Qui n’a jamais fait l’effroyable rencontre du taboulé fadasse, triste et pâteux, posé au milieu d’une myriade de petits plats alléchants, magnifiques et divins, lors d’un dimanche de fête.
C’est pour éviter ce genre de rencontre que les Volunteered Slaves vous proposent de redorer le blason du taboulé et vous offre donc la recette du taboulé dit “Volontaire”. (En américain The Volunteered Teïboulaye).

- Prévoir 300g de boulgour (blé précuit) ou 300g de quinoa (que vous devez rincer pour éviter le petit goût amer de la graine).
Faites votre choix (boulgour ou quinoa) et faites revenir avec 2 cuillères d’huile d’olive pendant 5 minutes.
- Recouvrez d’eau salée. Le niveau d’eau doit dépasser le boulgour d’une épaisseur de grosse main.
- Ajoutez 2 cuillères à café de curcuma, excellent soit dit en passant pour ses qualités anti-cancérigènes, et 1 cuillère à café de cumin moulu.
- Couvrez à partir de l’ébullition, baissez le feu au niveau minimum et laissez gonfler 15 mn (surveiller pour éviter que la partie du fond brûle).
- Pendant ce temps, hachez un bouquet de persil plat, un bouquet de ciboulette, un bouquet de menthe, enfin hachez les feuilles d’une dizaine de tiges d’estragon (le véritable secret).
- En hommage à notre bon vieil ami Mafate, épluchez 3 ou 4 rhizomes de gingembre, râpez-les, enfin pressez les dans vos main afin d’en extraire le jus et non les fibres désagréables en bouche.
- Lavez et coupez 5 tomates bien mures en morceaux.
- Emincez 1 oignon blanc ou 3 oignons nouveaux selon la saison.
- Pressez un citron jaune ou vert à votre guise.
- Mélangez le tout avec amour et laissez reposer.

La petite touche des Volunteered Slaves consiste à couper 2 ou 3 blancs de poulet fermier en petits morceaux et à les laisser mariner au moins une demi-heure dans de la sauce soja.
Faites sauter le poulet à la poêle, salez (pas trop, il y a déjà la sauce soja), poivrez et ajoutez au taboulé Volontaire.
Il ne vous reste plus qu’à assaisonner le tout  avec du vinaigre balsamique et de l’huile d’olive sans trop exagérer sinon la graine va gonfler et perdre sa saveur.
Vous pouvez accompagner ce plat d’un Volunteered Slaves Ginger juice (cf Slaves Mag #1) et le tour est joué.
Et viva le Volunteered Teïboulaye !

charlet2T’es mime ou T’es percu ?…

…fin de répétition qui dégénère.

&

Clique sur la radio pour écouter l’émission

Bonjour cher visiteur ! Si tu veux joindre le son à l’image, reste très près de ton poste radio ce soir 1er octobre !

Car les Volunteered Slaves sont les invités ce soir de l’émission de Laurence Aloir, “Musique du Monde” sur RFI à 22H30.

Tu pourras nous entendre jouer et parler, ce qui est toujours assez surréaliste !

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